Archéologie

Archéologie féminine

"… La voie la plus intime qui est celle de l’archéologie. L’archéologie qui fouille au creux du corps, qui fouaille, qui pénètre et qui lentement fait remonter à la surface des choses – le réel. "
P.J.Rémy, préface de Stèles de Victor Ségalen

J’aime cette idée d’une intimité archéologique, j’aime ces regards qui, longtemps après, reconstituent une histoire… Réalité ? … Qui deviennent profanations, puisque soudain découvrent, mettent à nu … Exposé ? … Je bâtis des écorces corporelles qui auraient traversé le temps et qui, telles des traces anciennes, nous donnent les indices d’une sensualité perdue. Evocations de corps en ruine ou peut être en ébauche depuis toujours…

"Merceries, ô néant des percales à chimères
des bobines de fil dont dénudées
l’enfant fera pour son chariot des roues
des tresses et des galons
qui sur la robe de la morte serviront
de chemins tortueux aux fourmis
aveugles à la beauté charnelle
sous le soleil de midi. "

Poème de JEAN FOLLAIN

Petits jardins de poivre

"Il y a les tissus-cuisses, les tissus-seins, les tissus-fesses, les tissus-tailles, les tissus-hanches, les tissus-pinces, les tissus de l’ampleur qui sont l’entrée promise, il y a les durs tissus-pubis, carénés, ostensibles." Louis Calaferte in Satori
Lorsque le corps se fragmente, l’espace proposé se réduit mais se signifie et s’intensifie. Les petits jardins de poivre, fragments, jouent à touche-touche au long des accrochages ...